24 janvier 2022

The New Madness – After Hours

Nous sommes en 2017 et le danois Bjarke Sørensen commence à avoir des idées de chansons. Expatrié à Berlin, il commence à composer quelques morceaux dans son coin puis repart dans son Danemark natal s’enfermer dans une maison-studio avec des amis. Ils enregistrent une démo avec quelques titres composés par Bjarke. Pour envoyer la démo aux potentiels producteurs, il faut un nom de groupe. La bande se retrouve prise au dépourvu et improvise : ce sera The Dead-On. Deux morceaux attirent l’attention de la maison de disque danoise Crunchy Frog : Lovesick et New Madness. Le groupe réenregistre alors les deux morceaux, en studio pro cette fois. Pour le moment, Bjarke et ses comparses de fortune ne tiennent pas à divulguer leur identité. Ils vont donc sortir leur premier single Lovesick avec un clip où des enfants jouent leurs rôles.

Nous sommes alors en juin 2017. La date est importante car un autre groupe appelé également The Dead On (sans le trait d’union) sort lui aussi un single en juin 2017. Vous pouvez vous faire une idée sur leur page Soundcloud. Les deux groupes étant encore très peu connus, la confusion est rapide. D’autant plus que notre groupe (The Dead-On donc) n’a laissé passer que très peu d’information le concernant. L’idée est alors soumise de changer de nom avant que la machine ne soit totalement lancée. Ça tombe bien en plus, ils veulent sortir leur deuxième single : The New Madness. Tiens tiens. Et si… Allez hop vendu ! Le groupe prend le nom du single et se baptise une bonne fois pour toute The New Madness. Nous sommes en décembre 2017 et déjà 2 singles de l’album sont sortis. Sa parution ne devrait plus tarder ? Et bien non. Car il ne faut pas presser le talent, il faut le laisser venir. Après une année 2018 où c’est le calme plat, il faut attendre 2019 pour voir 2 nouveaux singles. Mais toujours pas d’album en vue, toujours pas d’identité à mettre officiellement sur ce groupe qui pourtant cumule les vues sur ses clips.

Mars 2020 : La COVID-19, le confinement mondial. Nombreux sont les artistes à s’être enregistrés chez soi en train de jouer, avant de la diffuser sur les réseaux. Le groupe décide de sortir un sixième single avec un clip filmé en mode confinement. Le monde découvre enfin l’identité des artistes

Deux singles plus tard (le premier en octobre et le second en novembre), nous arrivons au 27 novembre, date de sortie de l’album After hours. Cet album comprend 12 morceaux, dont 8 ont été publiés en single ces 3 dernières années. Véritable album ou best-of de singles, à vous de juger. Avant de même de lancer l’écoute, on peut légitimement se poser la question : pourquoi parle-t-on d’un groupe ? En effet, Bjarke Sørensen a composé et enregistré seul cet album. Son ami Jesper Reginal va certes jouer des percussions sur 8 des 12 pistes mais bon. Plutôt que d’être mégalo et se filmer 4 fois pour le clip de Thru Hard Times (vidéo ci-dessus), il fait appel à Simeon Loth, Alex Cumming et Elie Granger.

L’album commence par le premier single, sorti il y a plus de 3 ans déjà, Lovesick. On sent déjà que le groupe va revisiter les genres à sa manière. A mi chemin entre le rock garage et le blues rock, l’exercice semble bien exécuté, même s’il n’apporte rien de nouveau. La basse est joué sur un synthétiseur et cela lui permet de capter plus facilement l’attention. Les « OUH OUH » sont omniprésents mais bien amenés. La piste suivante Night Watch monte l’intensité de l’écoute pour nous emmener au blues de Better Than That. En 3 morceaux, on se dit déjà « wow quand même ». Sur You’ll Know my Name, fermez les yeux et hop vous voilà dans un garage, où ça sent la bière, la sueur et le rock and roll ! Les gros riffs du titre éponyme After Hours donne envie de sauter partout. Difficile pour moi de ne pas penser à Led Zeppelin et Robert Plant sur Never coming down. Plus l’écoute se poursuit, plus l’écoute est définitivement rock. On pogote seul dans sa tête sur Love me like a bad girl et on croit carrément entendre cette fois-ci Plant sur Recess, Brother. L’album se termine sur une note douce, courte et classe avec Soon We’ll Be Strangers.

C’est un grand oui pour The New Madness. Sans pour autant renouveler le genre, ils prouvent qu’ils savent faire du rock. Avoir mis plus de 3 ans à accoucher de l’album montre qu’ils privilégient la qualité à la quantité. Ils ont bien eu raison tant peu de choses sont à jeter de l’album. Chacun y trouvera certainement son compte et vous verrez que sans s’en rendre compte, on lance très vite une deuxième écoute. Vivement la suite !

A demain !

After Hours, par The New Madness
Sortie le 27/11/2020 chez Crunchy Frog Recordings

Un morceau en particulier : Night Watch

The New Madness c’est :
– Bjarke Sørensen : voix, guitare, synthé, batterie, percussion, bref un peu tout
– Simeon Loth : guitare en session
– Alex Cummings : batterie en session
– Elie Granger : synthé en session

Retrouvez le groupe The New Madness sur les différents réseaux :

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