20 avril 2021

Phantogram – Ceremony

Le duo nous propose un trip-hop à la sauce New-Yorkaise et c’est brillant

Rencontrés dès la maternelle, Sarah Barthel et Josh Carter ne se sont jamais vraiment lâchés. Après avoir mis fin au groupe Grand Habit dans lequel il partageait la scène avec son frère, Josh propose à Sarah de monter un duo. Il a encore plein d’idées de musique et se dit qu’ils arriveront bien vite à les concrétiser ensemble. Nous sommes à l’été 2007 et ils montent le groupe Charlie Everywhere. Très rapidement, ils se rendent compte qu’ils préfèrent la partie création que la partie live. Ils autoproduisent alors leur premier EP, Charlie Everywhere EP 1. Il sera suivi l’année suivante par Charlie Everywhere EP 2. Ils vont ensuite signer avec un label, CE Records, avec qui ils enregistrent un 3e EP, Phantogram. Ils signent finalement avec un autre label, Barely Breaking Even. Ils décident alors de changer de nom (mais dis donc, quelle histoire) pour prendre celui de leur dernier EP : Phantogram. Nous sommes en 2009 et le groupe publie un 4e EP : Running From the Cops. Le duo est maintenant assez mature et riche en expériences pour passer à la suite de ses aventures : un premier album.

Eyelid Movies sort en septembre 2009 en Europe et en février 2010 aux USA via leur second label Barsuk Records. L’album est bien reçu et donne au groupe une meilleure visibilité. L’année suivante, ils sortent un 5e EP Nightlife, mis en écoute gratuite sur le site du groupe. Un single, Nightlife accompagne sa sortie. L’EP est apprécié et le single est mis en avant par Pitchfork. La notoriété est grandissante. Ils sont même invités à 2 reprises dans l’émission Late Night with Jimmy Fallon. Mais le duo ne précipite pas les choses. Ils collaborent en 2012 sur le nouvel album solo de Big Boi, moitié d’Outkast. En 2013, ils profitent de leur 2nd label pour rééditer l’EP Phantogram. En décembre 2013, le single Fall in Love sort, annonciateur du deuxième album qui voit le jour en février 2014, Voices. Ce n’est toujours pas la consécration dans la presse, plutôt mitigée, mais le succès commercial est présent avec plus de 20 000 ventes dès la première semaine. A leur échelle, c’est énorme. Certains morceaux commencent à être repris sur différent supports : série tv, spot publicitaire, jeux vidéos.

Par la suite, entre deux concerts, Sarah est invitée sur l’album de Miley Cirus puis c’est le duo au complet qui contribue une nouvelle fois au dernier opus de Big Boi. Puis le groupe va publier l’album Three en octobre 2016. Bien que les ventes soient plus que correctes (38e position des charts américains), les critiques sont loin d’être élogieuses et les retours sont plutôt moyens. Cela n’empêche bien sûr pas le duo de suivre son petit bonhomme de chemin. Mais une tragédie arriva. Sarah a perdu tristement sa sœur qui s’est suicidé. Puis les artistes Chester Bennington et Mac Miller également à la même période. Cela a profondément touché Sarah qui a eu du mal à faire son deuil. Elle a ressenti le besoin d’extérioriser sa douleur et d’exprimer sa peine. C’est ainsi qu’a été écrit leur 4e album. La reconstruction plutôt que la chute. En mars 2019 le duo publie un single, Into Happiness. 4 autres suivront jusqu’à la parution de l’album.

Ceremony est sorti en mars 2020 et j’ai dû l’écouter au moins une fois par jour sa première semaine de sortie. L’écoute commence par Dear God, ça sonne un peu comme un hit R&B pop mais c’est brillant, je trouve que ça groove bien. In a spiral est très électro. C’est du gros son et c’est très bon. Sur Pedestal, ça commence très doucement puis ça part sans prévenir beaucoup plus intensément. Love me Now calme un peu le jeu, News Today malgré son titre nous renvoie dans le trip hop des années 90. Mister Impossible est incroyable avec sa ligne de basse à réveiller les morts. Glowing est une malade sombre qui vous fera peut être zapper mais la voix de Sarah y est juste parfaite. On finit l’écoute avec le titre éponyme Ceremony. Ça commence tout doucement, et ça termine dans une grosse cacophonie de guitares saturées pour un final en apothéose.

Sorti au début du confinement, il a accompagné les débuts de ma vie à ne pas avoir le droit de sortir et ça a fait un bien fou. L’album a la particularité je trouve d’avoir 2 approches différentes d’écoute. On peut l’écouter à l’apéro avec des amis ou seul pour se concentrer et on entend des choses différentes. Malgré le thème difficile de certains morceaux, l’album met en forme et de bonne humeur. Et me donne envie de danser aussi.

A demain !

Ceremony, par Phantogram
Sortie le 6 mars 2020 chez Republic Records

Un morceau en particulier : In a Spiral

Phantogram c’est :
– Sarah Barthel 
– Josh Carter

Retrouvez Phantogram sur les différents réseaux :

Une réflexion sur « Phantogram – Ceremony »

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