28 février 2021

John Diva & the Rockets of Love – American Amadeus

John Diva et ses Rockets of Love rendent hommage au hard-rock des années 80

Selon la biographie officielle du groupe, John Diva est né rockeur. Son père était musicien mais a quitté la maison familial à 3 ans. Il est alors élevé par sa mère, rockeuse dans l’âme et groupie. C’est tout le temps la fête à la maison et John voit passer beaucoup de monde. Au lycée, il rencontre JJ Love, qui vient d’arriver de Tijuana et qui plus tard lui présentera les membres du groupe Scorpions. Il devient accro à leur musique et les 2 amis veulent devenir musicien. Sans jamais de tenter l’aventure, ils vivent de petits boulots mais John compose beaucoup de chansons qui restent sans vie dans un carnet. En 1986, il croise la route de Vince Neil, chanteur de Mötley Crüe. Il tente sa chance et chante devant lui. Vince est tout de suite convaincu et garde le contact. John ne le sait peut être pas encore, mais il vient de trouver un nouveau métier : compositeur. Il va composer pour les grands de l’époque : Aerosmith, Mötley Crüe, Guns N ‘Roses ou Bon Jovi. Il n’est pas sous le feu des projecteurs mais mène une vie de rock star : il s’achète des belles voitures, voyage, mène une vie de luxe. Puis, le grunge arrive avec Nirvana, le rock alternatif arrive avec Radiohead. Le glam métal est sur le déclin et la vie de rock star de John aussi. Les problèmes d’argent et de drogue lui font connaitre une longue traversée du désert.

Vers la fin des années, John et son vieux pote JJ Love se lancent enfin dans leur rêve d’ado et créent leur groupe. Ils recrutent pour cela Snake Rocket pour une deuxième guitare, le français Remmie Martin à la basse et l’ancien pilote de Nascar Lee Stingray à la batterie. Sous le nom Rockets Of Love, le groupe tente une percée aux États-Unis mais cela ne prend pas. Leur look, leur état d’esprit, leur musique reste trop glam des années 80 et il n’y a plus assez de clients pour cela aux USA. Ils vont alors tenter d’envahir le marché européen avec plus de succès cette fois-ci. Renommés John Diva & The Rockets of Love ou JDATROL, ils vont faire beaucoup de concerts où ils jouent essentiellement des reprises de tubes hard rock et glam. Leur look old-school et les vieilles reprises plaisent et ils vont jouer 3 fois au célèbre Wacken Festival sans jamais avoir publier un seul single. En 2019, le groupe publie son premier album, Mama Said Rock Is Dead qui va lui permettre de jouer ses compos en concert. L’album est plutôt bien reçu et le groupe joue une soixantaine de dates pour le promouvoir. En septembre 2020, il publie le clip Bling Bling Marilyn puis en décembre, American Amadeus, annonciateur de l’album éponyme.

(Je ne devrais pas vous le dire, mais rien de tout ceci sur la vie de John Diva et ses acolytes n’est vrai. Les mecs viennent d’Allemagne mais entretiennent le mythe des rockeurs californiens et je trouve ça cool)

American Amadeus, le 2e album de JDATROL est sorti le 15 janvier 2021. Hard-rock ou Glam-métal, à vous de choisir. Véritable ode au glamour des années 80, le disque rappelle l’âge d’or des groupes cités précédemment (Aerosmith, Mötley Crüe, Guns N ‘Roses). Sérieux dans le fond mais pas dans la forme, John Diva et ses acolytes ne réinventent pas la musique mais savent la perpétrer en se réappropriant les codes qui fonctionnent : musique énergique, solos de guitares effrénés sur presque tous les morceaux, refrains faciles à mémoriser et surtout à chanter. Ils préparent le terrain pour les concerts où leur folie, leur bonne humeur, leurs vêtements roses et coupes de cheveux d’un autre temps rendent le spectacle divertissant et réussi. American Amadeus est un album comme on en fait plus depuis plus de 30 ans, alors ça fait du bien de voir des mecs reprendre le flambeau.

A demain !

American Amadeus, par John Diva & the Rockets of Love
Sortie le 15 janvier 2021 chez Steamhammer

Un morceau en particulier : Bling Bling Marilyn

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